Deux usages, une même production

Un town hall — ou événement live interne — s'adresse à l'ensemble des collaborateurs, sur site et à distance. Il est porté par la direction, tient en une heure, et son enjeu est l'adhésion : tout le monde entend la même chose au même moment, puis pose ses questions.

Un webinar interne s'adresse à une partie de l'entreprise — une filière métier, un réseau de managers, les équipes commerciales — sur un sujet plus précis. Il est souvent récurrent, dure une heure à une heure trente, et fait intervenir plusieurs personnes avec des supports.

Techniquement, c'est le même plateau : caméras, régie, micros cravate, habillage. Ce qui change, c'est la durée, le nombre d'intervenants et le niveau d'habillage, donc le format que nous vous recommandons.

Les mots varient d'une entreprise à l'autre : réunion plénière, all hands, assemblée générale, convention interne, kick-off commercial, vœux du président, réunion CSE, point mensuel. Le besoin est le même et le dispositif ne change pas. Deux cas s'en écartent vraiment : quand plusieurs intervenants débattent d'un sujet, c'est une table ronde ; quand un dirigeant s'exprime seul puis répond aux questions, voyez la page prise de parole de dirigeant.

Une visio, ce n'est pas un live produit

La plupart des réunions diffusées le sont en visioconférence, caméra d'ordinateur et micro intégré. Ça fonctionne, mais l'attention décroche vite : cadrage fixe, son creux, aucune respiration visuelle, et un partage d'écran qui occupe toute l'image pendant quarante minutes.

Passer en dispositif de captation change trois choses concrètes :

Ce qu'il faut prévoir

Le résultat tient à quatre ou cinq décisions prises en amont, bien plus qu'au matériel.

La durée réelle. Une heure fonctionne le mieux pour un town hall : vingt à trente minutes de prise de parole, puis des questions. Au-delà d'1 h 15, l'audience à distance décroche, quelle que soit la qualité du contenu. Un webinar tient plus facilement 1 h 30 parce que le sujet est choisi par ceux qui le suivent.

Le nombre d'intervenants. Deux ou trois sur un town hall, jusqu'à quatre sur un webinar. Chaque intervenant supplémentaire allonge le déroulé, complique le topage et multiplie les micros à poser. Si d'autres personnes doivent s'exprimer, mieux vaut les faire intervenir en duplex, depuis leur bureau ou leur site.

Un animateur, même issu de vos équipes. C'est le conseil qui revient le plus souvent de notre part, et celui qui change le plus le résultat. Un dirigeant qui parle seul face caméra pendant vingt minutes, puis lit les questions du chat, s'essouffle vite ; un webinar sans animateur devient une succession d'exposés. Un collaborateur de la communication interne ou un manager à l'aise à l'oral suffit : il ouvre la session, tient l'agenda, relance quand une réponse tourne court, surveille le temps et mène la séquence de questions. Il n'a pas besoin d'être journaliste, il a besoin de connaître le déroulé et d'accepter de couper poliment. Nous le briefons pendant la répétition et nous lui donnons un retour discret sur le temps restant pendant le live.

Le déroulé, minute par minute. C'est la partition du réalisateur : qui parle, quand, avec quelles slides, à quel moment s'ouvre la séquence de questions. Nous le construisons avec vous à l'étape de calage.

Les slides, en 16:9 et allégées. Un live bien réalisé laisse de la place à l'incrustation de l'intervenant : mieux vaut des slides aérées, peu de texte, pas de tableaux denses illisibles sur un écran de 13 pouces.

La salle. Une salle de réunion ou un espace de convivialité suffit, à condition d'avoir un mur dégagé pour le fond de plateau, une prise réseau filaire et assez de prises électriques. Sur le format Essential, nous utilisons les écrans déjà installés dans la salle comme retour pour les intervenants ; les formats Show et Hybrid embarquent leur propre écran de retour posé au sol, ainsi qu'une enceinte de retour qui permet au plateau d'entendre les jingles et les intervenants en duplex. Les salles vitrées sur deux faces sont les plus délicates : la lumière du jour change pendant le live et se reflète sur les écrans.

Le fond de plateau. Si le mur n'est pas présentable — cloison abîmée, signalétique d'un autre projet, vitrage intégral —, nous proposons un fond de scène sur mesure : une structure en aluminium autoportée, habillée d'une toile imprimée à votre charte. Elle se remonte à chaque édition et se met à jour en changeant simplement la toile, ce qui est particulièrement utile sur un rendez-vous récurrent — l'audience finit par reconnaître le décor d'un épisode à l'autre. Chiffré sur devis, à décider au repérage.

La plateforme de diffusion. Teams et Zoom si le live reste strictement interne et que vos équipes y sont déjà connectées ; Vimeo Pro si vous voulez une page dédiée, un contrôle d'accès et un replay hébergé ; YouTube non répertorié ou LinkedIn Live si une partie de l'audience est extérieure. Nous nous adaptons à ce qui est déjà déployé chez vous et validé par votre DSI. C'est souvent le point qui prend le plus de temps à arbitrer en interne, autant s'en occuper tôt.

Le débit montant. C'est la cause n°1 des coupures en direct. Il faut au minimum 10 Mb/s montants stables sur une connexion filaire, en dehors du VPN d'entreprise. C'est précisément ce que nous vérifions pendant le repérage.

La répétition. Trente minutes suffisent : chaque intervenant dit ses premières phrases, on règle les niveaux son, on vérifie le prompteur s'il y en a un, et on teste la bascule vers les slides. C'est l'étape que les équipes veulent souvent sauter, et celle qui évite la majorité des incidents.

Le dispositif que nous recommandons

Pour un town hall classique, le format Essential couvre le besoin : une heure trente de live, deux techniciens sur place, quatre caméras pilotées depuis une régie installée dans la salle, quatre micros cravate, deux panneaux LED et un habillage simple — carton d'attente titré, synthés des intervenants, infodécor en incrustation.

Pour un webinar récurrent, ou un town hall trimestriel qui joue un rôle de rendez-vous interne, le format Show apporte ce qui fait la différence à l'écran : deux heures de live, un troisième technicien, six micros cravate, quatre panneaux LED, un écran et une enceinte de retour au sol pour les intervenants, et surtout un habillage complet — jingle d'intro, déclinaisons pour les transitions, vidéo d'attente animée, synthés et infodécor. Le replay hébergé six mois est compris ; la diffusion Vimeo Pro, elle, l'est dans les trois formats.

L'habillage complet peut aussi s'ajouter au format Essential, pour 1 200 € HT. Une fois produit, il sert pour toutes les éditions suivantes : c'est un investissement qui s'amortit dès le deuxième épisode.

Si vous réunissez aussi du public dans la salle, il faut sonoriser l'espace pour que les personnes présentes entendent correctement : c'est le format Hybrid, chiffré sur devis, décrit sur la page événement hybride.

Nous tournons en multicaméra et diffusons en Full HD. C'est volontaire : au-delà, le débit exigé devient un risque pour la fluidité du direct, sans gain visible pour des collaborateurs qui regardent depuis un écran d'ordinateur.

Faire participer l'audience

Un live interne qui se termine sans questions laisse un goût d'exercice imposé, et un webinar sans interaction se regarde comme une vidéo, souvent en faisant autre chose. Deux approches fonctionnent.

La plus simple : les questions arrivent par le chat de votre plateforme, quelqu'un les trie, et l'animateur les pose. Aucun outil supplémentaire, mais il faut quelqu'un de dédié à ce tri.

La plus confortable : une application d'interaction — nous utilisons Vevox — qui apporte trois leviers utiles. Les sondages en direct, pour réveiller l'attention et donner de la matière à commenter aux intervenants. Les questions avec vote, où les participants font remonter ce qu'ils attendent vraiment plutôt que de laisser l'animateur trier à l'aveugle. Et les questions anonymes, qui font remonter ce que personne n'ose poser à visage découvert — souvent les plus intéressantes.

Comptez 1 450 € HT pour l'application, son paramétrage et l'opérateur supplémentaire qui la pilote pendant le live. Cette option est disponible sur Essential comme sur Show ; elle est incluse dans le format Hybrid.

Combien ça coûte

4 900 € HT pour le format Essential, 7 500 € HT pour le format Show, en Île-de-France, installation et démontage compris. Ce qui fait varier le prix :

Le détail complet des trois formats et de leurs options est sur la page formats et tarifs.

Si vous produisez un live chaque mois, parlons-en : au-delà de trois ou quatre éditions par an, le dispositif se répète à l'identique et nous pouvons construire un forfait annuel.

Comment ça se passe

Cinq étapes, un seul interlocuteur du début à la fin.

  1. Brief — on échange sur votre événement et on choisit ensemble le format.
  2. Calage et repérage — déroulé, intervenants, plateforme de diffusion, repérage du lieu.
  3. Installation et répétition — mise en place du plateau et test du flux avec vos équipes.
  4. Live — réalisation en direct, gestion des intervenants et des contenus.
  5. Replay — mise à disposition du replay et de l'enregistrement.

Pour un premier live dans un nouveau lieu, le repérage sur site avec test du réseau est indispensable. Il est prévu à l'étape 2 et conditionne la fiabilité du direct.

Où nous intervenons

Nous sommes basés à Paris et nous produisons la plupart de nos lives en Île-de-France : Paris intra-muros, La Défense, Issy-les-Moulineaux, Boulogne, Saint-Denis, Nanterre, Massy, Vélizy, Saint-Quentin-en-Yvelines. Les tarifs affichés couvrent cette zone, déplacement et démontage compris.

Nous intervenons aussi en région, sur les sites industriels et les sièges de nos clients. Le déplacement, l'hébergement de l'équipe et la logistique sont alors chiffrés à part, et le repérage se fait le plus souvent la veille du live.

Questions fréquentes

Combien de personnes peuvent suivre le live ?

Cela dépend de votre plateforme, pas de notre dispositif. Teams et Zoom gèrent plusieurs milliers de participants selon votre licence ; sur Vimeo Pro, nous dimensionnons la diffusion avec vous.

Faut-il un animateur professionnel ?

Rarement. Dans la plupart des lives que nous produisons, l'animation est assurée par quelqu'un de l'entreprise, et c'est même préférable : il connaît les sujets, les noms et les sensibilités. Nous le préparons au déroulé pendant la répétition. Un animateur professionnel se justifie surtout pour un événement à fort enjeu ou devant un public externe.

Peut-on faire intervenir quelqu'un à distance ?

Oui. Un intervenant en duplex depuis un autre site ou depuis son bureau s'intègre au flux, avec son nom en synthé comme les autres. Il faut simplement le tester pendant la répétition, jamais en direct.

Peut-on enregistrer sans diffuser en direct ?

Oui, c'est ce qu'on appelle un faux live : on tourne dans les conditions du direct, avec le même habillage, puis on diffuse l'enregistrement à l'heure prévue. C'est un bon compromis quand l'enjeu est fort et que les intervenants sont peu à l'aise.

Peut-on diffuser dans plusieurs langues ?

Oui, avec de l'interprétation simultanée : l'interprète travaille depuis une cabine ou à distance, et nous diffusons une seconde piste audio. C'est un dispositif à chiffrer au cas par cas.

Les slides sont-elles diffusées en plein écran ?

Pas nécessairement, et c'est justement l'intérêt. L'intervenant peut rester visible en incrustation à côté de ses slides, ce qui maintient beaucoup mieux l'attention qu'un partage d'écran intégral.

Les collaborateurs peuvent-ils revoir le live ?

Oui. L'enregistrement vous est livré après le direct. Sur les formats Show et Hybrid, le replay est hébergé six mois sur une page sécurisée.

Faut-il prévenir la DSI ?

C'est plus prudent. Les points à vérifier avec elle : l'ouverture des flux sortants vers la plateforme de diffusion, la disponibilité d'une prise réseau filaire hors VPN, et l'autorisation d'accès des techniciens au bâtiment.

Combien de temps avant faut-il s'y prendre ?

Deux à trois semaines suffisent sans habillage sur mesure. Comptez plutôt quatre semaines s'il faut créer le jingle et la vidéo d'attente, avec vos allers-retours de validation.

Et si notre salle n'est pas adaptée ?

C'est ce que le repérage permet de dire tôt. Dans la plupart des cas, il suffit de déplacer le plateau d'un mur à l'autre. Quand la salle ne s'y prête vraiment pas, nous vous le disons avant de vous chiffrer quoi que ce soit.


Un town hall ou un webinar à produire ? Décrivez-nous votre projet, nous revenons vers vous sous 24 h avec un devis chiffré et une proposition de date de repérage.